Connexion utilisateur
Question parlementaire relative à l'oxygénothérapie
Mercredi 18 juillet 2012
De nouvelles mesures concernant l’oxygénothérapie sont entrées en vigueur début de ce mois.
Des patients ont manifesté leurs inquiétudes de ne plus pouvoir bénéficier de cette thérapie.
Hier, de façon conjointe avec Thérèse Snoy et d’Oppuers, j’ai posé une question orale à ce sujet en commission de la santé publique à la Chambre (lien page 16 : http://www.lachambre.be/doc/CCRI/pdf/53/ic545.pdf )
Dans sa réponse, Philippe Courard, secrétaire d’Etat a réfuté l’impression selon laquelle des économies seraient faites sur le dos des patients. La réforme se fonde sur de nombreuses concertations avec tous les partenaires concernés par la réforme, a-t-il rappelé, et sur les conclusions d’une étude scientifique du KCE (Centre fédéral d’expertise des soins de santé).
Pour rappel, ce centre d’expertise avait publié la comparaison du coût de l’oxygénothérapie en Belgique avec la situation hollandaise. Le coût annuel s’élevait au Pays-Bas à 26 millions d’euros pour 16,7 millions d’habitants. Il était de 42 millions d’euros pour 11 millions d’habitants dans notre pays.
Madame Onkelinx, ministre en charge de cette matière, s’attend à ce que, suite à la réforme, les dépenses pour l’oxygénothérapie s’approchent dans les années à venir des dépenses des Pays-Bas, la concurrence entraînant une nouvelle diminution des prix.
Les nouveaux critères de prescription qui prévoit la consultation d’un pneumologue pour les traitements de longue durée sont basés sur des considérations scientifiques concernant l’utilisation correcte de l’oxygène, a ajouté Monsieur Courard. Selon les pneumologues, l’octroi d’oxygène pourrait être nuisible à la santé des patients ne répondant pas à ces critères précis.
Monsieur Courard se veut rassurant et précise que Madame Onkelinx est ouverte au dialogue et est disposée à adapter les critères s’il était démontré scientifiquement que ceux-ci sont trop restrictifs. Par ailleurs, le médecin généraliste dispose toujours de la possibilité de prescrire de l’oxygène de courte durée moyennant une autorisation préalable du médecin conseil pendant une période de 3 mois au maximum.
Une large communication de la réforme, via le site internet de l’INAMI et l’envoi de circulaire aux médecins généraliste et aux pharmaciens, a été mise en place dès le 31 mai.
J’ai insisté sur le maintien du rôle essentiel des médecins généralistes de première ligne dans l’échelonnement des soins et dans l’information des patients.
J’ai de plus demandé qu’une évaluation des nouvelles mesures soit réalisée à la fin de l’année pour déterminer l’impact de celles-ci et les difficultés qui auraient été rencontrées.
J’ai aussi sollicité l’attention de la Ministre sur la situation particulière des personnes qui ne peuvent plus se déplacer (les personnes intransportables, les personnes grabataires ou quasi-grabataires). Pour ce public, l’exigence d’une consultation d’un pneumologue suppose un transport en ambulance et une hospitalisation, ce qui représente un coût supplémentaire tant pour la sécurité sociale que pour le patient.