Connexion utilisateur
Secrétaire d'Etat à la Lutte contre la Pauvreté
20 avril 2008 – 16 juillet 2009
Pour la première fois en Belgique, la fonction de Secrétaire d’Etat à la Lutte contre la Pauvreté a été créée.
La pauvreté est un phénomène complexe, multidimensionnel, indéniablement lié aux conditions et à la qualité de vie des individus et à leurs capacités à assurer leurs besoins essentiels (se nourrir, se loger, se soigner, se chauffer, …).
Dès mon entrée en fonction, je me suis attelé à l’élaboration d’un Plan fédéral de Lutte contre la Pauvreté. Je ne l’ai toutefois pas rédigé depuis ma tour d’ivoire … Que du contraire ! Dès le début, j’ai souhaité associer les acteurs de terrain à ma démarche afin de prendre en compte leurs propositions et de répondre à de réels besoins.
Une méthode participative a donc été mise en place en s’inspirant de ce qui a déjà été fait au niveau du Service fédéral de Lutte contre la pauvreté.
Il s’agit d’une compétence transversale, qui nécessite une coordination avec les collègues du Gouvernement fédéral ainsi qu’avec les Communautés, les Régions, les pouvoirs locaux, le tissu associatif sans oublier l’Europe.
Le plan a donc été non seulement le fruit de réflexions bilatérales avec chaque ministre du Gouvernement fédéral qui a un rôle à jouer en matière de lutte contre la pauvreté, d’un dialogue avec les ministres des Régions et des Communautés en la matière, mais aussi et surtout des concertations avec les associations et services publics qui sont au quotidien en contact avec les situations de pauvreté.
Le plan se décline en une soixantaine de propositions concrètes en matière de revenus, santé, emploi, logement, accès à l’énergie et aux services publics.
De ces quinze mois à la tête de ce Ministère, je retiens notamment :
- la création d’un baromètre permanent de mesures de la pauvreté avec des indicateurs quantitatifs et qualitatifs ;
- la création d’un prix fédéral annuel de lutte contre la pauvreté. C’était un petit clin d’œil que je souhaitais faire aux associations qui travaillent dans le domaine de la pauvreté. En effet, je souhaitais les mettre en valeur et les récompenser.
- l’intégration de la lutte contre la pauvreté au sein de la stratégie européenne.
15 mois et des acquis
En 15 mois, nous en avons fait du chemin, avec le soutien des réseaux de lutte contre la pauvreté, des associations, des acteurs de terrain, des CPAS… ; nous avons pu obtenir des avancées que je trouve positives, et utiles.
Ainsi, je suis vraiment heureux que nous ayons pu enclencher une programmation de nouvelles augmentations des allocations sociales les plus basses (elles ont été augmentées de 2% le 1er juin 2009 ; ces 2% sont également acquis pour 2010 dans le cadre du mécanisme de liaison au bien-être). Nous avons pu obtenir ces décisions, malgré la crise (et heureusement !), malgré les difficultés du budget fédéral.
L’interdiction des frais supplémentaires réclamés par les huissiers était pour moi un combat essentiel. C’est maintenant acquis ! Depuis le 17 avril 2009, c’est fini !
Le tarif social en matière d’énergie est désormais octroyé automatiquement. Fini les procédures parfois compliquées, et surtout, le fait que nombre des ayant droit passaient à côté.
Citons encore comme autres avancées significatives : les soins dentaires gratuits jusqu’à 18 ans ; un crédit d’impôt pour les chèques-services ; le soutien structurel du Réseau Belge de Lutte contre la pauvreté.
Le travail doit se poursuivre…
Bien sûr, le défi reste important ! Dans la foulée de mon plan pauvreté, des efforts plus importants doivent encore être consentis pour améliorer les conditions de vie de tous nos concitoyens et des plus démunis en particulier.
Des chantiers majeurs sont en cours :
- l’automatisation du remboursement préférentiel pour les soins de santé ;
- l’humanisation du règlement collectif de dettes, avec des obligations accrues pour les avocats médiateurs de dettes ;
- les expulsions locatives illégales ;
- une meilleure information sur le SECAL, mais avant toute chose un assouplissement des règles de celui-ci.
Certains ont dit « le capitalisme nuit gravement à la santé ». C’est vrai, je suis d’accord ! C’est donc là une partie du combat de mon successeur Philippe COURARD. Réduire les inégalités sociales, lutter contre la pauvreté, mieux répartir les richesses dans notre pays doit être sa feuille de route… Ca passe par une sécurité sociale forte, par un soutien aux salaires des travailleurs, par une politique d’emploi volontariste, par une politique sociale en matière d’énergie, en poursuivant un investissement important dans nos soins de santé… et en écoutant les personnes pauvres et les acteurs de la pauvreté en la matière.
Comme j’aime le rappeler, « la pauvreté est l’affaire de tous ».
-
12/06/2009
-
12/05/2009
-
29/04/2009
-
26/04/2009
-
23/04/2009
-
30/03/2009
-
03/03/2009
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires
-

- Version imprimable